Mon Uber à l’arrivée en Nouvelle-Zélande
- 16 juin
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On a beau dire, Uber est bien pratique quand il y en a et particulièrement quand on arrive dans un nouveau pays. Ce qui était mon cas hier : pas de soucis du prix, de se faire avoir, de la sécurité, de l’attente, on est comme à la maison. Que ce soit en taxi ou en Uber, un des plaisirs de ce mode de transport est de tomber sur un -ou une- chauffeur volubile… et intéressant. Je fus particulièrement gâté hier.
Un monsieur à la barbe et à la chevelure bien blanche et abondante mais bien taillé, belle allure, Kia électrique luxueuse et confortable. Originaire de l’Inde, il vit ici depuis une trentaine d’années mais son mantra est que si c’est bien de voyager et d’aller voir ailleurs, le secret du bonheur est de faire sa vie près de l’où on a grandi, moins de 50 kilomètres. Pourquoi ? Parce qu’ailleurs on n'est jamais chez soi. On est loin de son origine et l’on ne fait pas partie de l’où on vit. Pourquoi est-il resté ? Les enfants, ils ont grandi ici, ils sont attachés à ce pays. Mais ils ont aussi perdu leur identité et ils sont toujours un peu à part de ce nouveau pays, ça prend trois générations pour bien s’intégrer et de venir effectivement des citoyens à part entière.
Le mal du pays, lui fait idéaliser la vie là-bas. On y vit aussi bien qu’ici, peut-être vient-il d’une famille privilégiée ? Je ne lui ai pas posé la question. Les gens émigrent en général parce que c’est difficille chez eux et que l’avenir est bouché pour leurs enfants, les parents font ce sacrifice pour ouvrir des portes à leur progéniture. C’est ce que mon expérience de travail auprès des immigrant m’a appris.
Mon chauffeur me fait remarquer que nous avons des noms similaires, lui c’est Aniel Dee, nous sommes donc en quelque sorte lié. En fait, il dégage une certaine sérénité. Après, entre gars on parle char, l’électrique progresse vite ici, les chinoises sont très bonnes et ils développent de nouvellles technologies pour les batteries. Il me confie que rouler dans sa belle voiture est un plaisir et que les 50 – 60 heures qu’il y passe chaque semaine le comblent de bonheur.
Nous arrivons rapidement à destination, franche poignée de mains, il repart rapidement et je n’ose pas lui demander de faire la pose pour une photo, quel portrait ça aurait fait. Merde.
Plus tard en marchant autour de mon Homexchange, ma première impression : un gros Vermont, un état que j’aime bien voisin de mon chalet.

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