J’arrive en pleine nuit à Paris, on m’a laissé au périphérique. Le métro est fermé, je dois donc attendre au lendemain pour me rendre à l’aéroport. Je devrai arriver assez tôt, car je n’ai pas de place réservée : stand by. Au mois d’août, ce ne sera peut-être pas évide...

Je ne traîne pas longtemps à la sortie de Nîmes, m’enlevant ainsi toute envie de virer de bord. Un commerçant m’amène au relais suivant où je reprends mes vieilles habitudes. Je dois régulièrement passer d’un véhicule à l’autre. Petit à petit, le plaisir de faire la ro...

J’arrive à Remoulins en fin d’après-midi et je me rends sur le bord du Gardon où je planifie passer la nuit sous le pont, pas le romain, mais plutôt celui de la route nationale. De là, je me rendrai à la première heure au marché où les producteurs vendent leurs cerises...

Je reprends la route, solitaire, sac au dos et un peu dépité. J’arrête à la première boulangerie pour attraper un croissant, un pain au chocolat et entamer mon maigre pactole. Puis je me rends à La Petite Bourse prendre un grand café crème pour faire passer le tout et...

24.07.2019

Ce matin, Brel Bruxelles dans ma tête. Avant que d’être vieux et tourner en rond, de la chambre au salon, je reprends la route et je me dirige vers chez Brel dans ce pays plat qui est devenu un peu le mien. De voiture en voiture, c’est une valse à mille temps, je passe...

Je regarde le camion-remorque à la cabine rouge s’éloigner lentement. J’y ai passé les trois derniers jours depuis ce poste-frontière du bout du monde. J’y ai vécu toute une aventure, rencontré des gens surprenants et puis tout d’un coup plus rien: il fait gris, c’est...

02.06.2019

Comme d’habitude, c’est un peu déchiré que je reprends la route. Je ne me donne même pas la peine de me rendre à Iráklion en stop : je prends le vieil autobus vert pour une dernière fois. Je sais que je retourne chez Gilles à Aix, mais pas encore comment. Je peux refai...

À l’heure prévue, le bateau lève l’ancre. Je regarde le Pirée s’éloigner de nous puis j’entreprends la visite de notre traversier. Je découvre une grande salle où les passagers sans cabine peuvent s’installer. À l’arrière une bande de gitans bruyants s’anime.  Les femm...

Le lendemain, je repars avec un mal de bloc.  L’attente n’est pas longue : un bus de hippies s’arrête.

-       Merci, je vais en Italie, où allez-vous?

-       Nous allons en Inde !

-       Vraiment ?...

Il fait encore noir quand je mets le nez dehors. Normal, la France vit une heure en avance sur l'heure solaire en hiver, deux en été. Les écoliers et les adultes se pressent vers leurs occupations. Je suis un peu plus lent, en fait je me traîne un peu ce matin. L'entho...

Le crachin breton a fait place à une pluie diluvienne qui semble sans fin. Je suis prisonnier de la garçonnière, sans radio ni télévision : impossible de savoir quand ça va se calmer. Mon bagage est prêt, ma tête aussi. Mais il est hors de question de se risquer dehors...

On me dépose directement au  quai du port de Saint-Malo.  Je m’attendais à un petit village de pêcheurs, mais la ville est de la taille de Rimouski, chef-lieu de l’Est-du-Québec.  Le centre est magnifique et rappelle le Vieux-Québec en plus grand et plus homogène.  Je...

Le lendemain, c’est le grand départ. J’ai une bonne expérience d’auto-stoppeur au Québec et au fil des ans j’ai développé une certaine expertise. Le contexte ici sera différent : beaucoup plus de voitures et de routes.  Gilles m’avait rassuré sur le fonctionnement du s...

En fait, oui je venais à Paris, mais ce n’était pas pour la Tour Eiffel, le Louvre ou encore le Moulin Rouge.  Non, c’était pour Saint-Germain-des-Prés. J’avais passé mon adolescence à lire et relire l’œuvre de Boris Vian, en particulier L’Arrache-cœur objet d’une long...

Blanche. La page blanche qui suit le prologue est restée désespérément blanche pendant de longs mois. Face à elle, je suis un skieur intermédiaire au haut d’une piste pour experts, figé par le vertige et la peur. Je ne suis pas un virtuose du clavier, un Kerouac de l’é...

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À PROPOS

En 1976, un Québécois vend tous ses biens de jeune bohémien, essentiellement une coccinelle qui bat de l’aile, pour s’envoler vers Paris où il a été conçu. C’est l’époque de la génération Peace and Love qui a divorcé avec les précédentes pour fonder un monde sans frontière et où l’amour est roi.

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