top of page

Avancer

il y a 5 jours
1 min de lecture

Je lis “C’était ça ou mourir”, une réalité aux antipodes de la mienne mais avec un trait commun. Alors que partir en voyage c’est aller en quelque part puis revenir, faire le tour du monde c’est avancer sans retour en arrière, comme le réfugié qui quitte son pays sans avenir pour un autre où l’avenir brille de promesses, à confirmer certes, mais néanmoins promesses, alors qu’elles se sont taries chez lui. Ce qui n’est évidemment pas mon cas. 

Mais comme eux j’avance, en fait j’avance, puis me pose et repars. Je me dépose quelques jours dans un lieu inconnu à l’arrivée et qui peu à peu devient mon chez moi, mon cocon où je m’installe et y prend des habitudes. Lorsque je repars, il y a ce petit deuil de quitter, de s’arracher, de se déraciner avec une tristesse subtile en bruit de fond. Un deuil. Puis peu à peu la lumière revient, jaillissant de ce monde qui se dévoile, de la vie qui pulse toujours semblable, toujours différente, avec le plaisir de s’imbiber de la vibe particulière de ce qui m’entoure et d’enrichir ma connaissance du monde, de notre terre, petit point bleu 🔵 dans l’univers noir où fourmillent des êtres.

Régulièrement, un contact se crée, un échange de regard, un sourire, un “bonjour” dans la langue locale, une conversation parfois brève, parfois longue. Mais dans tous les cas, c’est chaud au cœur et c’est une tape dans le dos pour continuer d’avancer.



Commentaires


bottom of page