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Entre émerveillement et solitude
Le tour du monde en 120 jours
J’ai été invité au mariage du fils de celui qui fut mon presque frère et qui aura lieu sur une île située aux antipodes. Elle porte un nom prédestiné pour la chose : La Réunion. Au lieu de faire l’aller-retour, je profite de mes 70 ans pour effectuer un retour aux 70’s de ma jeunesse, mais en plus pépère, mais pas trop quand même.
Alors, accompagnez-moi dans ce périple, on ne s’ennuiera pas…



Avancer
Je lis “C’était ça ou mourir”, une réalité aux antipodes de la mienne mais avec un trait commun. Alors que partir en voyage c’est aller en quelque part puis revenir, faire le tour du monde c’est avancer sans retour en arrière, comme le réfugié qui quitte son pays sans avenir pour un autre où l’avenir brille de promesses, à confirmer certes, mais néanmoins promesses, alors qu’elles se sont taries chez lui. Ce qui n’est évidemment pas mon cas. Mais comme eux j’avance, en fait
il y a 2 jours


Vidéos
Tout au long de mon voyage je tourne de courts vidéos sans prétention mais qui donnent une idée des lieux où je passe et des gens que je rencontre.
il y a 3 jours


Ingrid fra Oslo
Mon passage chez nos ancêtres vikings est aussi pour moi une occasion de garder vivante une longue amité avec Ingrid. Rencontrée lors d’un long séjour en Crète en 1979, nous avons gardé le contact malgré de longs intermèdes. Elle m’a permis de créer des liens avec sa tribu qui m’accueille chaleureusement malgré la froideur nordique. Baigner dans l’univers de nos lointains cousins, c’est d’avoir le privilège de connaître plus intimement les us et coutumes et le contexte social
il y a 5 jours


Le mois doux
En août la France se pose et j’ai fait le romain. Cette année, la douceur fut timide, la canicule a refroidi l’enthousiasme de l’été. Le Romain a fait une pause de ses activités créatrices pour accueillir celle apparue dans sa vie au début de l’année, en plein hiver. Un c’est bien, deux c’est mieux, mais pas toujours. Quand la mayonnaise ne prend pas, il faut parfois ne pas trop s’obstiner. Ce qui fut malheureusement le cas. Néanmoins la douce France a offert ses prix de cons
il y a 5 jours


Mon presque frère Raoul
Vous vous demandez sûrement comment ai-je été invité à ce mariage au bout du monde. C’est une longue histoire. En 1980, lors de mon dernier voyage de jeunesse bohémienne avant mon retour aux études, j’ai eu l’opportunité de travailler au sein de l’Association Coopérative Aquitaine où l’on tâtait la charpente traditionnelle. J’étais l’apprenti de Raoul, un soixante-huitard qui mettait en pratique l’utopie de ce coup de vent qui a dépoussiéré la vieille France. Nous nous côtoyi
7 août


Union à La Réunion
Le but de mon voyage était d’accepter l’invitation reçue pour le mariage de Raphaël et Raphaëlle. Il s’est déroulé en 5 temps: Le mariage civil à la mairie; Le mariage à l’église catholique; Le vin d’honneur en bord de mer; Le repas et la soirée dans les hauteurs; Et le lendemain, repas convivial au même endroit.
5 août


L’Île de La Réunion
Ma première impression en arrivant sur l’île était d’arriver en France. Les véhicules, le transport en commun, les routes, les ronds-points qui s’enfilent, la lourdeur de la circulation, la beauté des aménagements, la difficulté de se stationner, tout, sauf la végétation tropicale. Plus moderne et plus riche que l’Île Maurice et même la Polynésie française, mais la population est principalement créole et fière de l’être, ce qui créé une continuité. Comme l’Ile Maurice et cont
5 août


LÎle des randonneurs
La Réunion est reconnue comme un paradis pour les randonneurs et j’ai pu le constater. Le piton de la Fournaise, ce volcan toujours actif au nom suggestif, est bien connu mais moins les trois cirques volcaniques qui complètent le parc national de La Réunion, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a trois cirques, tous spectaculaires et géologiquement très particuliers. Ce sont de profonds affaissements au cœur de ce massif volcanique. Certaines poches ont résisté et
28 juil.


L’île Maurice : un p’tit Québec à l’autre bout du monde ?
J’ai le net souvenir que, lors de l’Expo 67 en passant devant le petit pavillon de l’Île Maurice, mon père m’avait souligné que ce pays était comme le Québec, d’abord colonisé par les Français puis les Anglais, ses habitants y parlaient toujours notre langue. Quand est venu le temps de planifier mon circuit y passer était un incontournable. Après 6 semaines dans un univers anglophone, dès que je mets le pied dans l’avion je suis accueilli par une série de bonjour, sans hi,
25 juil.


Vieillir
“Mourir, la belle affaire Mais vieillir, ô, ô vieillir” Brel n’a pas eu la chance de vieillir, l’abus de tabac en a fait son affaire. J’ai fumé, raisonnablement dirais-je, et je tiens la forme à 70 ans, et ce contrairement à mes proches jadis gros fumeurs, qui tels leurs volutes, se sont tristement envollés à tout jamais. Ma vision de la vieillesse est fortement teintée par celle de mes parents, normal me direz vous, la génétique est un facteur prédominant question vieill
16 juil.


Parlons huile de palme
Première chose qui frappe en roulant sur les routes de ce circuit autour du monde, c’est qu’elles sont toutes, oui toutes, en meilleur état que dans La Belle Province. Oui, y’a le froid, mais ceci n’est pas une excuse, allez voir au Vermont qui partage notre climat féroce. Sur les routes de Malaisie, ce qui saute aux yeux c’est la végétation : des plantations de palmiers qui se suivent sans fin. Les fameux palmiers dont les fruits sont gorgés de l’huile maudite, 35% de la pro
15 juil.


Georgetown, vivre ensemble dans un lieu historique
Penang est une de ces villes industrielles d’Asie où l’on assemble des microprocesseurs et autres pour ainsi offrir à ses habitants un niveau de vie semblable au notre. Les tours d’habitation et la modernité des véhicules en fait foi. J’aurais bien aimé voir de plus près ces usines dont on parle tant, mais malgré mes recherches, aucune opportunité ne s’est présentée. Par contre, Georgetown, le vieux-Penang, est bien conservé, vivant et reconnu au patrimoine mondial de l’Unesc
15 juil.


Être là, présent
Depuis mon départ, un phénomène m’émerveille de façon quotidienne et l’expliquer n’est pas simple car ça pourrait sembler être un biais personnel. Un petit détour pour expliquer la chose. À l’époque où j’étais directeur d’un CPE, un de mes plaisirs était d’assister à la conférence annuelle de l’association américaine NAEYC (National Asseciation for the Education of Young Chidren). Et oui, notre système québécois est beaucoup plus inspiré par l’approche américaine que frança
8 juil.


Street Art & Food à Kuala Lumpur
Texte à venir, vidéo à regarder…
8 juil.


Le jardin botanique de Kuala Lumpur
La ville est étouffante, chaude, bruyante. Son jardin botanique est un oasis où j’ai passé une journée
8 juil.


Urban skechers de Penang
Par hasard, je suis arrivé à Penang à la fin du Festival culturel qui souligne la reconnaissance de son quartier historique au patrimoine mondial de l’Unesco. Plusieurs établissements sont ouverts au public pour l’occasion. Les Urban Skechers du coin en ont profité et moi aussi. À noter qu’un tel groupe existe aussi à Montréal.
8 juil.


Le blues du voyageur
La journée avait mal commencé. Un courriel m’annonçait qu’une transaction programée avec ma carte de crédit était refusé. J’avais eu des problémes la veille, à régler au pc. Puis, je compose difficilement avec la chaleur et ici c’est la canicule 365 jours par an, puis tous les cotés négatifs de mes étapes se sont mis à défiler au point d’envisager d’en faire un tableau. Bref du bleu tendant vers le noir. Le problème de la carte de crédit se règle rapidement, une transaction l
8 juil.


Le vent dans le voile
Si à Kuala Lumpur beaucoup de femmes portent le voile, en province elles le portent pratiquement toutes, voile plutôt léger, mais voile tout de même. Je n’étais donc pas surpris qu’une femme voilée travaille au Glamping où j’avais réservé mon hébergement pour la semaine. Mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque je l’ai entendue parler un français impeccable. Bien content d’utiliser ma langue mise de côté ces dernières semaines, nous avons engagé une longue conversation. I.
8 juil.


Bilan carbone et tourisme de masse
Faire un tour du monde n’est pas très bon pour mon bilan carbone, j’en conviens. Si à la maison grâce à notre hydro-électricité et mon véhicule électrique ça va plutôt bien, là je contribue alègremant au réchauffement climatique même si plusieurs de mes vols sont compensés. Aurai-je du m’abstenir ? Je me suis posé la question mais pas très longtemps. Voici mon raisonnement, j’aime voyager et devrais-je m’en priver alors que de nombreux pays, les Américains en tête, les Canadi
3 juil.


D’Angleterre à l’australie sans prendre l’avion
Martha & Dora Ce sont deux sœurs, sisters, avec le projet un peu fou de se rendre d’Angleterre, leur terre natale, à l’Australie sans prendre l’avion, by land & sea. J’avais contribué à leur parcours en Crète en avril 2025. Nous étions croisés de nouveau à Istanbul et depuis je suis leurs aventures. Je dois avouer que j’étais un peu sceptiques et mêMe un peu inquiet, les pays à traverser ne sont pas les plus commodes, particulièrement pour des jeunes femmes qui affichent bi
3 juil.


Une invitation qui ne se refuse pas
Il y a deux sentiers qui permettent de faire un genre de tour de l’ile où je suis. Les distances sont courtes, heureusement, car ce circuit s’est avéré exténuant. La chaleur et l’humidité (facteur humidex 35c) ajoutent au relief assez exigeant. Le sentier est sommairement aménagé mais se détache bien de la jungle exhubérante une fois l’accès trouvé. Heureusement, AllTrails existe car la signalisation n’est pas la force des Malaisiens, même dans les aéroports on se perd. Je m
2 juil.


Le Pékinois sous la pluie
Une douce averse vient perturber ma promenade dans l’immense jardin botanique. Heureusement, un gazebo se pointe, je l’enligne, un homme s’y trouve. Nous engageons la discussion. C’est un Chinois filiforme, habillé négligemment ou sportivement, va savoir. Il habite à Pékin, il s’avère très volubile et expressif. Son anglais est teinté d’un fort accent que j’ai de la difficulté à suivre. Après chaque intervention, il se met à rire. Il est ici pour la saison des julienne fruit,
28 juin


La lectrice
Je faisais une pause de réhydration, un peu plus longue que celles de la coupe du monde, bien assis sur un promontoire de la section des sculptures modernes du jardin botanique de Kuala Lumpur. Pause apréciée après avoir marché par une chaleur torride et humide. Plus bas à l’ombre, bien assise sur un banc sans dossier, une jeune orientale lisait, chose rare, un livre. Bien installée, son sac d’un coté, bouteille d’eau de l’autre, livre à la main, tête penchée et bien absorbée
28 juin


Rencontre
Voyager c’est aussi rencontrer d’autres voyageurs, avoir des contacts avec des gens venus d’au-loin et qui nous rapprochent du peu accessible. Dans le petit groupe de la visite du village maori, il y avait une orientale avec ses deux adolescents qui ne s’avèrent pas très exotiques, peu intéressés par la visite guidée, ils vont se réfugier dans leur voiture pour pitonner leurs téléphones. Je me retrouve donc seul avec leur mère ne faisant pas partie d’un sous-groupe. Nous nous
24 juin


La gentillesse, la bonté…
Certains l’ont, d’autre pas, mais ce don fait du bien. Je suis arrivé un peu trop en avance pour prendre mon autobus tel mon habitude de slow traveler, mais là j’avais exagéré, 90 minutes avant le départ avec seul un petit dépanneur comme endroit pour casser une croute, n’offrant que des sandwichs pré-emballés, mais une machine espresso et des chaises et tables ben ordinaires pour ingurger le tout. La patronne, enfin j’imagine, une Malaisienne j’apprendrai plus tard, m’invit
24 juin


Tewwakarewarewatangaoteopetauaawahiao
J’ai participé à une visite guidée du village au nom incroyable : Tewwakarewarewatangaoteopetauaawahiao. Dans mon groupe, un autochtone de Colombie Britannique affichait les couleurs des Canucks. À la fin, je l’ai solicité pour faire une entrevue vidéo où il s’est dévoilé et m’a même remercié pour mon écoute. J’étais très enthousiaste, il me semblait que ce serait un des bijoux de mon périple. En voulant la réécouter un peu plus tard, j’ai réalisé que je ne l’avais pas enregi
21 juin


Nous étions guerriers, once were warriors
Si Brel a inspiré ma premiere destination de ce tour du monde, le film were once warriors a inspiré mon deuxième arrêt. Ce film néo-zélandais m’avait marqué lors de sa sortie et est resté gravé dans ma mémoire comme peu de film. Je l’ai revu, sa puissance m’a de nouveau ému à fond, un gros hoka. Il illustre avec un vaste spectre d’émotions la déchéance d’un peuple autochtone, les Maories, suite à la perte de leur territoire, leurs repaires et la soumission au nouvel occupant,
20 juin
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