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Jour 2 Papeete

  • 23 mai
  • 1 min de lecture

Ce matin, je me suis perdu. J’aime me perdre ailleurs, dans des endroits où on n’irait pas, des endroits sans intérêt, loin des hordes de touristes. Mais ces endroits perdus sont justement là où l’on trouve l’essence du pays que l’in visite. Là où les gens vivent. Ici, plus précisément les polynésiens que l’on reconnaît à leur teint de peau, bronzés alors que les français sont plutôt blancs de peau comme disait Nougaro.

Je me suis perdu dans un quartier modeste aux maisons déglinguées, où l’extérieur est aux antipodes des banlieues stériles nord américaines et rappelle nor réserves indienne. Il y a de la vie, mais la vie est difficile et ce désordre en témoigne.

Pas contre chez nous, cette obsession de l’ordre ou pas un poil ne dépasse, tout se joue à l’intérieur à coup d’anti-dépresseur, de somnifères, d’anxiolytiques, d’alcool ou de compulsions. Les gens souffrent en secret et comme le disait si bien Brel, « on meurent par manque d’imprudence. »

Brel, les Marquises, c’est le but de ce passage. 


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